Le vécu de la mixité de sexe par les jeunes schaerbeekois

« ET L’AMITIÉ ENTRE UNE FILLE ET UN GARÇON, À NOTRE ÂGE, VOUS PENSEZ QUE C’EST POSSIBLE ? »

– RÉSUMÉ –

Suite aux échanges avec des professionnels qui travaillent régulièrement avec des jeunes du secondaire, cette étude vise à mieux comprendre les interactions fille/garçon parfois plus compliquées : agitation plus importante, refus de s’asseoir l’un à côté de l’autre mais aussi expérimentations amoureuses et sexuelles qui peuvent nous questionner en tant qu’adultes.

Dans ce système particulier qu’est l’école, les jeunes sont en grande période de changement sous l’effet de la poussée pulsionnelle et se retrouvent à construire leur identité sexuée dans une articulation complexe avec les normes sociales et groupales.

A partir de paroles de jeunes de 12-13 ans et 16-18 ans, scolarisés à Schaerbeek, cette étude s’inscrit dans une volonté de restituer la façon dont les filles et les garçons vivent ensemble au début du secondaire et de proposer des pistes de réflexion pour les professionnels présents au sein des établissements scolaires.

– AUTEUR –

Psychologue et thérapeute en jeu de sable, Delphine Bauloye enseigne depuis 2002 à l’ISFSC dans les trois sections (Assistant Social, Communication et Ecriture Multimédia).

Son centre d’intérêt principal est le travail de prévention auprès des enfants et des jeunes. Elle a travaillé une quinzaine d’années en tant qu’animatrice EVRAS au centre de planning familial d’Evere. Dans sa pratique de terrain, elle s’intéresse depuis toujours à la manière de soutenir les liens entre les jeunes et les adultes qui les entourent à propos de sujets qui peuvent vite devenir tabou tels que la mort ou la sexualité.

La dimension humaine dans le travail social en CPAS

COMMENT EST-ELLE APPRÉHENDÉE ?

– RÉSUMÉ –

Envahi par les considérations financières, le travail social se trouve de plus en plus malmené par le souci de rentabilité et d’efficacité. Cet article traite de la prise en compte de la dimension humaine dans une institution publique. Plus précisément, il questionne les possibilités, pour les Assistants sociaux des CPAS, de faire valoir la personne humaine dans toute son entièreté et ce au-delà des seules considérations financières.

– AUTEUR –

De manière générale, Christelle Tekam s’intéresse particulièrement à la place de l’humain dans les différentes transformations du travail et aux questions de management en contexte organisationnel. En tant qu’assistante sociale, elle interroge plus spécifiquement la place de l’humain dans le cadre de l’aide sociale et/ou financière accordée aux usagers des institutions publiques que sont les CPAS.

Quand ça fait « CLOC »

OU VERS UN PEU PLUS DE CONSCIENCE DANS L’ART D’ACCOMPAGNER

– RÉSUMÉ –

Cécile Hees réfléchit ici la manière dont l’approche qu’est le Développement du Pouvoir d’Agir (DPA) est pertinente dans l’exercice du travail social. Elle montre comment, en intervision DPA, le travailleur social est amené à analyser les problèmes auxquels il fait face en situation d’accompagnement sans les confondre avec les difficultés liées à la situation du bénéficiaire. Développer ce mode d’approche permet dès lors aux travailleurs sociaux de prendre conscience et de faire évoluer leurs postures professionnelles et de percevoir de nouveaux enjeux propres tant aux bénéficiaires qu’à des mécanismes structurels liés aux institutions d’accompagnement.

– AUTEUR-

Psychologue de formation, Cécile Hees enseigne dans une Haute École en section Assistant Social depuis 2003.
Diverses formations (systémique, Eleuthéropédie, Méthode Rességuier, Approche centrée sur le Développement du Pouvoir d’Agir (DPA), Qi Gong…) nourrissent sa pratique d’enseignante, de formatrice, de psychothérapeute et d’animatrice d’intervisions. Émancipation, affranchissement, développement de la liberté intérieure constituent des fils conducteurs de ses divers investissements professionnels. Modestement, le texte ci-présent vise à témoigner de l’intérêt d’instaurer et de préserver des espaces de formation conduisant à une plus grande humanisation des pratiques professionnelles.


Film de mères pour blessures des enfants

– RÉSUMÉ –

Parcours de migration et installation dans un pays d’immigration sont, souvent, porteurs de blessures morales et identitaires. Jérémie Piolat en isole certaines et montre combien un travail créatif, réalisé par des femmes, mères migrantes, et diffusé dans l’espace public est peut-être bien un outil essentiel pour les descendants de migrants en ce qu’il incarne un premier signe de reconnaissance.

– AUTEUR –

Jérémie Piolat, boursier de doctorat FRESH à l’Institute for Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies (IACS) a publié, en 2011, Portrait du colonialisteL’effet boomerang de sa violence et de ses destructions, aux éditions La Découverte.

La morale, inséparable de l’éthique

(OU LE CONTRAIRE) : CONSIDÉRATIONS THÉORIQUES

– RÉSUMÉ –

Michel Guissard interroge, de manière toute théorique, le rapport qui se tisse entre morale et éthique. Il montre l’intérêt, à la suite de Ricoeur, de penser la morale comme précédée par une forme de l’éthique liée au Désir et suivie par une autre forme de l’éthique, délibérative. Les aborder de cette manière invite les travailleurs sociaux à reconsidérer les articulations entre désir, obligation et réflexion.

Ce texte est une version raccourcie et remaniée d’une communication faite à Porto dans le cadre du 6e Congrès de l’AIFRIS (7-10 juillet 2015), intitulée : L’art de la délibération éthique : nouvelles perspectives ; consultable sur le site de l’Aifris.

– AUTEUR –

Educateur spécialisé, licencié en Philosophie, docteur en Langues et littératures romanes, Michel Guissard enseigne à des assistants sociaux à l’Institut supérieur de formation sociale et de communication (Haute école « Groupe ICHEC-ISFSC », Bruxelles) et à des éducateurs spécialisés à l’Institut provincial de formation sociale (Namur). Ses domaines de prédilection sont l’éthique dans le travail social et le développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectivités – qui le conduisent à intervenir ponctuellement dans différents contextes (Droits quotidiens, Union des villes et Communes de Wallonie, Université catholique de de Louvain…), et à coordonner une recherche collaborative internationale sur les pratiques éthiques dans le travail social.

Où mettre l’effort en matière de toxicomanie ?

– RÉSUMÉ –

Défendant l’importance de ne pas criminaliser l’usage de psychotropes tout en faisant le constat du peu de probabilités que la Belgique s’ouvre prochainement à l’instauration de salles de consommation à moindre risques, Laetitita Cordier soulève la question de la prévention et de l’action pour les populations les plus fragilisées en prise avec la consommation de drogues. En brossant un rapide tableau des positions politiques, elle souligne que l’enjeu principal se situe probablement dans la nécessité d’un changement de mentalités. Reste à réfléchir la manière de le travailler.

– AUTEUR –

Laetitia Cordier est assistante sociale. Son attention se porte sur les questions d’addiction en général et elle s’attarde plus particulièrement sur la réalité des usagers de drogues qui, pour des raisons sociales, psychologiques, psychiatriques, n’ont pas adhéré aux réseaux d’aide et de soins classiques.

Possible Modernité

FROTTEMENTS ENTRE INSCRIPTIONS IDENTITAIRES ET FORMATION AU TRAVAIL SOCIAL À BRUXELLES

– RÉSUMÉ –

À partir d’une recherche exploratoire menée dans une École sociale bruxelloise pour futurs professionnels Assistant Social, l’article questionne certaines des tensions entourant le port du foulard. Y est développée l’hypothèse que l’inscription religieuse de ces jeunes femmes n’empêche pas une inscription revendiquée dans la Modernité avec toute l’exigence de réflexivité et de respect des libertés individuelles que cela implique. Sur cette base le questionnement est brièvement ouvert quant à la manière dont une appartenance culturelle et/ou religieuse entraine – ou non – une incidence sur les pratiques du travail social et sur l’incorporation des valeurs qui sont présentées comme centrales au travail social en Belgique.

– AUTEUR –

Docteur en sociologie, Danièle Peto enseigne à l’ISFSC, dans les sections Assistant Social et Communication.

Ses intérêts de recherche portent essentiellement sur les transformations de l’intimité en période contemporaine et sur l’impact de l’hypermodernité dans la vie sociale au quotidien. Le lien entre les questions d’intégration, de militance et de positionnement en valeurs devient aussi, petit à petit, une de ses thématiques de prédilection.

Les élèves et le port du voile à l’école… Qu’en dit le droit ?

– RÉSUMÉ –

Centré sur le seul point de vue du droit, l’article passe en revue les positions prises (ou pas) par différentes instances juridiques, telles la Cour européenne des Droits de l’homme, la Cour constitutionnelle, le Conseil d’État, quant à la possibilité, pour une école, d’interdire aux élèves le port du voile … ou d’autres signes distinctifs philosophiques.

– AUTEUR –

Daniel de Beer est professeur de droit à l’ISFSC et à l’Université Saint Louis. Il travaille tout particulièrement les thématiques suivantes : les droits de l’Homme, les « communs » et la place du droit dans le Nouveau Régime Climatique.

Quand les socialistes Bruxellois se convertissent au « City Marketing »

– RÉSUMÉ –

Cette analyse d’éducation permanente propose une réflexion croisée sur les projets menés à Bruxelles-Ville, souvent à l’initiative d’élus socialistes : le palais 12, le projet Néo, le stade national, le piétonnier du centre-ville. Ces projets trouvent leur motivation dans le « marketing urbain », c’est-à-dire l’application du marketing à la promotion et à la valorisation des villes dans l’espace mondialisé (Wikipédia/marketing urbain) . Notre hypothèse est celle d’une conversion au capitalisme et l’émergence de formes autoritaires de l’exercice du pouvoir politique, aux antipodes d’un projet, sinon de gauche, au moins démocratique de « ville en transition ».

– AUTEUR –

Alain Dubois, directeur de l’ISFSC
Sociologue, président du CERE-Centre d’expertise et de ressources pour l’enfance.

À NOTER

Cette analyse a été rédigée avant la démission d’Yvan Mayeur de son poste de Bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Les titres et fonctions des protagonistes cités n’ont pas été modifiés pour autant, afin de ne pas alourdir la lecture d’une analyse dont l’hypothèse centrale n’est pas atteinte par ces aléas de la vie politique locale.


DÉFINITIONS DES CONCEPTS UTILISÉS

Le capitalisme désigne la satisfaction des besoins par le biais d’entreprises privées, mues par le profit et l’accumulation, gérées en fonction de la rationalité économique, et qui s’appuient sur le salariat ou des formes d’exploitation d’une main d’oeuvre, juridiquement libre, mais réellement en situation de dépendance (d’après Max Weber, …).

Le socialisme désigne l’aspiration à une société plus juste, à la réduction des inégalités, par différents moyens comme la propriété publique des moyens de production, la mobilité sociale collective, le plus souvent en s’appuyant sur les actions collectives ou les formes syndicales de représentation des travailleurs. (d’après Werner Sombart, Pourquoi le socialisme n’existe-t-il pas aux Etats-Unis, Paris, PUF)

La démocratie est un système politique représentatif qui, dans le cadre de la loi, autorise le maximum de diversité et de liberté possibles.
(d’après Alain Touraine, Qu’est-ce que la démocratie ?)

À PROPOS DU PALAIS 12

Cette analyse commence avec la polémique née suite à la reprise de la gestion du Cirque royal par la Ville de Bruxelles. Cette salle de spectacle, propriété de la Ville, lui permet d’ajouter une capacité de 3500 places à sa stratégie en vue de faire de Bruxelles-Ville un « nouveau phare de la scène musicale » 1. Le Cirque Royal fait actuellement l’objet d’une « convention de concession » au Botanique (950 places), propriété de la Communauté française. La Communauté française est également propriétaire des Halles de Schaerbeek (2000 places).

L’intention est de confier la gestion du Cirque Royal à Brussels Expo, une ASBL issue de la Ville de Bruxelles, qui gère déjà le Palais 12 2(18000 places) et la Salle de la Madeleine (1100 places actuellement, 1500 places bientôt). Au moment de rédiger ces lignes, cette intention fait encore l’objet d’actions juridiques et de contestation politique. Brussels Expo gère également l’ASBL Festival des Musiques qui organise le Brussels Summer Festival, financé par la Ville de Bruxelles !

On devine l’intention de faire de Bruxelles-Ville le plus gros opérateur de la scène musicale régionale, directement ou par l’entremise de Brussels Expo.
Un certain malaise provient de la structure de l’ASBL Brussels Expo, présidée par Philippe Close (PS), échevin à la Ville de Bruxelles et député régional3. Certes, l’opposition (CDH et Ecolo) est associée à la gestion de la structure, mais le choix de la forme d’ASBL permet d’échapper au contrôle habituel des comptes publics… et surtout au débat public sur la politique de programmation de la musique sur le territoire de la commune et de la Région.
Cette programmation est résolument orientée vers les artistes des entreprises capitalistes qui contrôlent le marché du disque. La programmation musicale 2014-2015 du Palais 12 ne laisse planer aucun doute : à deux exceptions près, seuls des artistes des 3 grandes multinationales4 (majors) du marché du disque y ont leur place.

Pour visualiser le tableau récapitulatif :
Programmation Palais 12 – 2014-2015

Certes, il sera facile de répondre et de rétorquer que « malheureusement », seuls des artistes d’envergure « mondiale » sont susceptibles de remplir les 18000 places du Palais 12 ! Mais il faut reprendre la question et le problème autrement : il n’y a probablement jamais eu autant d’artistes, auteurs, compositeurs et interprètes qu’à l’heure actuelle.
Le marché des instruments de musique est florissant, dénotant des compétences artistiques de plus en plus répandues et le désir de jouer de la musique.

Ces artistes sont à la peine dès lors qu’il s’agit de pouvoir jouer en public, dans des lieux de plus en plus rares, peu ou pas soutenus par les pouvoirs publics. Dès lors la question politique devient : faut-il investir dans des lieux à grande capacité susceptibles de faire le jeu des multinationales du disque (très demandeuses !), au bénéfice de quelques artistes issus principalement de France et du business anglo-saxon … ou faut-il investir dans des lieux susceptibles de soutenir la créativité locale, régionale, nationale ?

La réponse de l’échevin socialiste (devenu Bourgmestre) a le mérite de la franchise : « Cela positionne Bruxelles sur la carte des villes qui bougent et c’est très important en matière de city marketing ». La conversion est claire et est censée servir l’image internationale de Bruxelles. Il y a également l’argument de l’emploi (200 personnes travaillaient pour le concert de Muse, toujours d’après Philippe Close !) mais qui ne résiste pas à une analyse sérieuse : l’emploi est bien mieux développé autour de l’activité des artistes locaux et indépendants, mais c’est simplement moins visible, plus diffus.

OÙ L’ON REPARLE DU PROJET NÉO

Nous retrouvons Philippe Close comme administrateur du projet Néo, envisagé sur le plateau du Heysel, au pied de l’Atomium. Ce partenariat public-privé en vue d’un investissement de 800 millions d’euros, comprend du logement, du commerce, un Centre de congrès, … et intègre notamment le Palais 12 dont il est question ci-avant. C’est ce projet qui rend nécessaire la nouvelle implantation du stade national, envisagée en dehors de la Région bruxelloise, à Grimbergen, sur un terrain qui –évidemment !- appartient à la Ville de Bruxelles.

Les partenaires privés forment un consortium composé de :

UNIBAIL-RODAMCO, leader européen de l’immobilier commercial5 ;

CFE, un groupe industriel belge actif dans la construction lourde, dans l’actionnariat duquel on retrouve notamment VINCI, également gestionnaire du parking de certaines communes bruxelloises ;

BESIX, le plus grand groupe belge du secteur de la construction6.

Au-delà des questions qui pourraient se poser sur les réels bénéficiaires du partenariat public-privé, le Centre de congrès constitue le cœur du projet et viendra renforcer le pôle constitué autour de Brussels Expo.
Le tout trouve sa motivation dans les logements rendus nécessaires par la croissance démographique bruxelloise. Mais alors, ne convient-il pas d’associer les habitants et les futurs résidents, voire l’ensemble des Bruxellois, à la conception de ce nouveau « quartier », ou devront-ils tout trouver clé sur porte ?

Il y a là comme des manières de penser « pour » là où nous serions en droit d’attendre de penser « avec ». Une situation et des façons d’agir qui ne sont pas sans rappeler l’implantation des sites olympiques à Pékin et des formes de « capitalisme autoritaire d’Etat ». En effet, longtemps associé au libéralisme politique, le capitalisme contemporain tend à s’accommoder à des pouvoirs politiques peu ou pas démocratiques. Il ne s’agit pas ici de contester la légitimité d’élus mais d’interroger leurs pratiques effectives d’exercice du pouvoir politique, assez éloignées de la concertation et d’une implication effective des citoyens et des acteurs sociaux7.

LE NOUVEAU STADE NATIONAL ET LE PIÉTONNIER AU CENTRE-VILLE

L’édification du projet immobilier porté par Néo, supposait et suppose le déménagement du stade du Heysel, l’actuel stade national. Comme nous l’avons vu précédemment, le projet est de construire un nouveau stade, sur un terrain appartenant à la Ville de Bruxelles, mais situé à Grimbergen, en Région flamande.

Passons sur la naïveté politique francophone qui consiste à ignorer le sort probable de cette infrastructure, soumise tôt ou tard à la législation flamande sur l’emploi des langues et dont les postes de travail bénéficieront principalement à la Flandre comme c’est devenu le cas à l’aéroport « national » de Zaventem !

Passons également sur la perte possible du Mémorial Van Damme, une rencontre annuelle d’athlétisme au Heysel et dont le maintien suppose l’intégration d’une piste d’athlétisme… dont ne semblent plus vouloir l’Union belge de football et le Sporting d’Anderlecht, futur locataire du stade.
Cette location du stade par le club de football d’Anderlecht, pour un peu moins de 10 millions d’euros par an, est indispensable au bouclage financier du projet, dont la réalisation est confiée à Ghemlaco, investisseur immobilier international.

Ce nouveau stade, situé sur le ring de Bruxelles, risque d’exacerber l’usage de la voiture, alors même que cet usage excessif a motivé la mise du centre-ville en piétonnier. Ce projet de piétonnier, est voulu par Yvan Mayeur (PS), ancien bourgmestre de Bruxelles-Ville qui s’exprimait ainsi : « Je fais un projet qui améliore la vie des gens.
Je ne vois pas pourquoi cela doit créer autant de rage, d’insultes, d’hystérie, de délire

complet »8. Comment comprendre cette contradiction au moins apparente : ce qui améliore la vie des gens au centre est-il différent de ce qui l’améliore à la périphérie ?

En fait, ce piétonnier semble participer à cette même logique de marketing urbain (« le plus grand piétonnier d’Europe ! »), sans vision d’ensemble pour et dans la Région, ni pour l’ensemble du territoire de Bruxelles-Ville ! Ici, nous sommes loin, très loin, de la vision portée notamment par le mouvement des villes en transition, un mouvement qui s’appuie sur des changements portés par la communauté des citoyens.

EN GUISE DE CONCLUSION

Les trois critiques formulées dans cette analyse – la conversion sinon au capitalisme au moins au marketing urbain, la faiblesse démocratique de la conception des projets, une absence de vision globale dans une perspective de développement urbain durable- se rejoignent pour interroger les conceptions politiques de certains socialistes bruxellois. Ces conceptions paraissent trahir un exercice du pouvoir dont la légitimité s’arrête au verdict des urnes. Nous risquons ainsi de vivre dans le pire des deux anciens Mondes dont le conflit a structuré notre pensée : l’argent et l’autoritarisme, même éclairé.

NOTES DE BAS DE PAGE

Le Soir du mardi 22 mars 2016, page 32.

 Le Palais 12 est situé sur le site des installations de l’Expo 58 sur le « plateau du Heysel ».

Et visiblement, l’échevin socialiste prend ce rôle à coeur pour y asseoir son image publique : sa photo grand format illustre la page 7 du rapport d’activités 2014-2015 de l’association ! Entretemps, Philippe Close est devenu bourmestre de la Ville de Bruxelles..

Ces trois multinationales contrôlent 71,7 % du marché de la musique. Il s’agit d’Universal Music (38,9 %), Sony (21,5 %), Warner (11,3 %).

Fin 2014, le patrimoine immobilier, est évalué, en valeur brute de marché, à 34,6 MdsEUR. (source : Boursorama) .

Trends Tendances .

Sur cette question, lire le passionnant ouvrage de David Van Reybroeck, contre les élections, …

La Libre Belgique du 29 février 2016 .